ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES ET BIBLIOGRAPHIQUES

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Gustave FLAUBERT


BIOGRAPHIE :

(1821 - 1880)
Né à Rouen le 12 décembre 1821. Mort à Croisset le 8 mai 1880.
Romancier.

Gustave Flaubert voit le jour le 12 décembre 1821 à Rouen. Son père est chirurgien, sa mère appartient à une famille d’armateurs et de médecins… Dès le collège, il écrit. Plus tard il entreprend des études à Paris ; mais, en août 1843, il échoue à l’examen d’entrée en deuxième année à la faculté de Droit. Au tout début de l’année 1844, lors d’un déplacement à Pont-l’Évêque, il subit une attaque d’apoplexie, ou, selon certains commentateurs, d’une maladie nerveuse à caractères plus ou moins épileptiformes.

Malgré la santé précaire de Flaubert, lui et son ami Maxime du Camp entament, fin 1849, un voyage au Proche-Orient ; ils se rendront en Égypte, en Palestine, au Liban, en Syrie, en Grèce ; leur voyage de retour leur permettra de traverser l’Italie, de visiter Naples, Florence, Venise. Flaubert est de retour en Normandie, à Croisset où il demeure, en juin 1851.

Il commence bientôt à rédiger Madame Bovary ; ce roman sera publié en premier lieu en 1856 sous forme de feuilleton dans six numéros de La Revue de Paris, avant d’être, en décembre, cédé à un autre éditeur (Michel Lévy fera paraître l’ouvrage, qui connaîtra un grand succès, en avril 1857). Mais, dès janvier 1857, le roman vaut à Flaubert d’être poursuivi pour atteinte aux bonnes mœurs ; le 7 février, il est acquitté.

Flaubert renonce alors à la publication d’un texte auquel il travaillait depuis quelque temps, et envisage déjà la rédaction d’un nouveau roman, provisoirement intitulé Carthage, ayant pour sujet, pour cadre, effectivement, l’antique cité de Carthage. Dès la fin de l’année 1857 il a déjà rédigé le premier chapitre de ce roman — roman auquel le titre de Salammbô sera donné par la suite.

Il éprouve bientôt l’utilité de visiter les ruines, les vestiges de Carthage. Aussi, se rend-il en Tunisie, où il séjourne en avril et mai 1858.

Jusqu’au commencement de l’année 1862 il travaille à la rédaction du roman. Fin novembre le roman est publié (par l’éditeur Michel Lévy).

En 1864 il entame la rédaction de L’Éducation sentimentale.

Relativement misanthrope pourtant, Flaubert s’exerce avec une certaine persévérance à une vie sociale plus assidue que ce à quoi le porte ses dispositions naturelles et une santé délicate, et fréquente gens de lettres, et salons littéraires (notamment celui de la princesse Mathilde Bonaparte).

En novembre 1869 paraît L’Éducation sentimentale.

En septembre 1870, pendant la guerre franco-prussienne, Flaubert occupe un poste d’infirmier à Rouen ; ensuite de lieutenant dans la Garde nationale. Le 28 janvier 1871, c’est l’armistice…

En juin Flaubert parcourt Paris après les destructions consécutives au soulèvement de la Commune.

Flaubert avait visitée la princesse Mathilde en exil à Bruxelles, au mois d’août il fréquente à nouveau son salon.

En 1872 Flaubert achève La Tentation de saint Antoine, ouvrage sur lequel il travaille depuis de longues années, et qui sera publié en avril 1874

En cette même année 1874 il entreprendra la rédaction d’un ouvrage qui se révélera être son dernier roman, Bouvard et Pécuchet, roman qui demeurera inachevé, mais sera malgré cela publié, par La Nouvelle Revue, moins d’un an après la mort de l’auteur, en 1880.

L’époux de la nièce de Flaubert, Caroline (Caroline qui était propriétaire de la maison de Croisset, maison autrefois acquise par le père de Flaubert, où, par certaines dispositions testamentaires fixées par la défunte mère de Flaubert, celui-ci devait disposer d’un droit d’hébergement), Commanville, connaît de grandes difficultés financières. En 1875, Flaubert vend, notamment, une ferme qu’il possédait près de Deauville afin d’empêcher la ruine totale de la famille.

Flaubert écrit encore quelques autres ouvrages. Sa santé s’altère. Sa situation financière se dégrade. En 1879, victime d’une fracture du péroné, il demeure dans l’incapacité de se déplacer durant, environ, trois mois.

En 1880, en janvier, Gustave Flaubert entame la rédaction du chapitre X (qui en constituera le dernier) de Bouvard et Pécuchet (publication posthume par La Nouvelle Revue à partir du 15 décembre de cette même année). Il meurt le 8 mai, victime d’une hémorragie cérébrale.

Gustave Flaubert eut deux maîtresses avérées. La première de ces deux maîtresses fut Louise Colet (15/09/1810 - 08/03/1876 ; femme de lettres), dont il fit la connaissance à Paris en juillet 1846. Il entretiendra une correspondance avec celle-ci, sa « Muse », jusqu’en 1855 ; cette aimable relation sera rompue une première fois en mars 1848 ; mais tous deux renoueront en juillet 1851. La rupture définitive adviendra en octobre 1854. La seconde de ces maîtresses fut l’actrice Béatrix Person (24/03/1820 - 18/11/1883) ; avec qui Flaubert se lia en cette même année 1854 ; cette liaison se révéla beaucoup plus courte que la précédente — elle prit très probablement fin dès 1855.

Gustave Flaubert laisse une correspondance conservée particulièrement importante ; publiée également à titre posthume elle nécessitera, en ce qui concerne une première édition, incomplète, une impression en quatre volumes.

 

BIBLIOGRAPHIE :

Quelques titres : Madame Bovary (1857), Salammbô (1862 et 1874 [éd. Définitive]), L'Éducation sentimentale (1869), La Tentation de Saint Antoine (1874), Trois contes (1877), Bouvard et Pécuchet (1880 [inachevé] - 1881)… Sa Correspondance (une première fois en quatre volumes) paraîtra à titre posthume.


Portrait de Gustave Flaubert, par Etienne Carjat (date incertaine).

Portrait de Gustave Flaubert, par Étienne Carjat (1828-1906) ;
la datation de la photographie demeure incertaine (vers 1860).
L'illustration provient de : commons.wikimedia.org.



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