COLLECTION « IMAGO MUNDI »

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Copyright © Carraud-Baudry, 2001 - 2019 


Sauf mentions contraires (copyright – ©) la substance du corps des textes de cette collection
relève du « domaine public », mais n'en relèvent pas nécessairement les éditions que nous en proposons, non plus que certains des textes annexes les commentant, certaines préfaces ou postfaces, par exemple
.


THÉÂTRE…


  LISTE DES AUTEURS DES TEXTES DE LA COLLECTION (IMAGO MUNDI)


  LISTE DES TITRES DES TEXTES DE LA COLLECTION (IMAGO MUNDI)


Une appréciation, toute subjective, concernant l'attrait de chacun des textes proposés figure dans les rubriques ci-dessous. Plus notre jugement (noté par une ou plusieurs croix) est favorable, plus le nombre de croix est important.

  • Auteur : William Shakspeare (ou Shakespeare, Shakspere…).
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    Les pièces les plus remarquables de William Shakspeare nous semblent être Macbeth et Hamlet. Sans conteste à nos yeux, en effet, ses sombres histoires pleines de violences pas toujours contenues, ces sombres histoires de désir, d'ambition, de dissimulation, de trahison, de meurtre, de vengeance, mettant en scène les passions humaines les plus fortes, les plus tragiques, peignent avec une âpreté sans pareil l'homme tel qu'il fut, tel que toujours il demeure, l'« homme sempiternel ».
    Nous vous proposons plus bas un ouvrage peu volumineux (sans notice sur W. Shakespeare) reprenant les traductions en français (traductions de François-Victor Hugo) de ces deux pièces seulement.


    Extrait de Macbeth (acte I, fin de la scène VII) :

    « Macbeth.

    « Nous n'irons pas plus loin dans cette affaire. Il vient de m'honorer ; et j'ai acheté de toutes les classes du peuple une réputation dorée qu'il convient de porter maintenant dans l'éclat de sa fraîcheur, et non de jeter sitôt de côté.

    « Lady Macbeth.

    « Était-elle donc ivre, l'espérance dans laquelle vous vous drapiez ? S'est-elle endormie depuis ? Et ne fait-elle que se réveiller pour verdir et pâlir ainsi devant ce qu'elle contemplait si volontiers ? Désormais je ferai le même cas de ton amour. As-tu peur d'être dans tes actes et dans ta résolution le même que dans ton désir ? Voudrais-tu avoir ce que tu estimes être l'ornement de la vie, et vivre couard dans ta propre estime, laissant un je n'ose pas suivre un je voudrais, comme le pauvre chat de l'adage ?

    « Macbeth.

    « Paix ! Je te prie. J'ose tout ce qui sied à un homme ; qui ose au delà n'en est plus un.

    « Lady Macbeth.

    « Quelle est donc la bête qui vous a poussé à me révéler cette affaire ? Quand vous l'avez osé, vous étiez un homme ; maintenant, soyez plus que vous n'étiez, vous n'en serez que plus homme. Ni l'occasion, ni le lieu ne s'offraient alors, et vous vouliez pourtant les créer tous deux. Ils se sont créés d'eux-mêmes, et voilà que leur concours vous anéantit. J'ai allaité, et je sais combien j'aime tendrement le petit qui me tette : eh bien, au moment où il souriait à ma face, j'aurais arraché le bout de mon sein de ses gencives sans os, et je lui aurais fait jaillir la cervelle, si je l'avais juré comme vous avez juré ceci !

    « Macbeth.

    « Si nous allions échouer ?

    « Lady Macbeth.

    « Nous, échouer ? Chevillez seulement votre courage au point résistant, et nous n'échouerons pas. Lorsque Duncan sera endormi, (et le rude voyage d'aujourd'hui va l'inviter bien vite à un somme profond), j'aurai raison de ses deux chambellans avec du vin et de l'ale, à ce point que la mémoire, gardienne de leur cervelle, ne sera que fumée, et le récipient de leur raison qu'un alambic. Quand le sommeil du porc tiendra gisant, comme un mort, leur être submergé, que ne pourrons-nous, vous et moi, exécuter sur Duncan sans défense ? Que ne pourrons-nous imputer à ses officiers, placés là, comme des éponges, pour absorber le crime de ce grand meurtre ?

    « Macbeth.

    « Ne mets au monde que des enfants mâles ! Car ta nature intrépide ne doit former que des hommes… Ne sera-t-il pas admis par tous, quand nous aurons marqué de sang ses deux chambellans endormis et employé leurs propres poignards, que ce sont eux qui ont fait la chose ?

    « Lady Macbeth.

    « Qui osera admettre le contraire, quand nous ferons rugir notre douleur et nos lamentations sur sa mort ?

    « Macbeth.

    « Me voilà résolu : je vais tendre tous les ressorts de mon être vers cet acte terrible. Allons, et jouons notre monde par la plus sereine apparence. Un visage faux doit cacher ce que sait un cœur faux.

    « (Ils sortent.) »

    (In : SHAKESPEARE. Macbeth – Hamlet. Traduction de François-Victor Hugo. Paris : Librairie Gründ, s.d. 253 p. Acte I, fin de la scène VII ; p. 25-27).


    Extrait ; traduction en français par Pierre Letourneur de la tirade célèbre de Hamlet (Hamlet, acte III, scène I) :

    « Être ou n'être pas, c'est la question… Y a-t-il plus de noblesse d'âme à souffrir les traits et les aiguillons de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre un océan de maux, et à les combattre en y mettant un terme ?… Mourir… dormir… rien de plus… Et à la faveur de ce sommeil, pouvoir dire que nous avons mis fin à l'angoisse du cœur, et à ces mille tourmens, héritage naturel de la chair et du sang ! tel est le terme qu'il faut ardemment souhaiter Mourir… dormir… dormir ! Peut-être rêver… Ah ! C'est là la difficulté… Dans ce sommeil de la mort, quels rêves nous viendront, quand nous serons soustraits au tumulte de cette vie ? Voilà ce qui nous doit arrêter. Voilà le motif qui prolonge les calamités jusqu'au terme d'une longue vie ; car, qui voudrait supporter les fléaux et les injures du monde, les injustices de l'oppresseur, l'outrage de l'homme superbe, les douleurs de l'amour dédaigné, les délais des lois, l'insolence des magistrats, et les mépris que des gens infâmes font subir au mérite patient, lorsqu'on pourrait se donner toute quiétude avec le moindre fer aiguisé ? Qui voudrait porter ce fardeau, gémir et suer sous le poids de la vie, n'était la terreur de quelque chose après la mort ?… Cette contrée inconnue des bords de laquelle nul voyageur ne revient,… c'est là ce qui fait chanceler la volonté, et fait que nous aimons mieux supporter les maux que nous avons, plutôt que de fuir vers ceux que nous ne connaissons pas. Ainsi la conscience fait de nous autant de poltrons ; ainsi la couleur native de notre volonté s'évanouit devant la pâle teinte de la réflexion ; des résolutions d'un essor élevé et rapide se détournent de leur cours à cet aspect, et n'arrivent pas à mériter le nom d'action… Doucement, voici la belle Ophélia. Nymphe, fais mention de tous mes péchés dans tes oraisons. »

    (In : SHAKSPEARE, William. Œuvres complètes de Shakspeare, traduites de l'anglais par Letourneur. Nouvelle édition revue et corrigée par F. Guizot et A. P. traducteur de Lord Byron ; précédée d'une notice biographique et littéraire sur Shakspeare ; par F. Guizot. Paris : Ladvocat, 1821. 13 tomes (tome I : 387 p., tome II : 477 p., tome III : 491 p., tome IV : 461 p., tome V : 539 p., tome VI : 503 p., tome VII : 512 p., tome VIII : 485 p., tome IX : 496 p., tome X : 538 p., tome XI : 500 p., tome XII : 556 p., tome XIII : 431 p.). Tome I, p. 263-264 — Hamlet, acte III, scène I).


    Extrait ; traduction en français par Benjamin Laroche de cette même tirade de Hamlet (Hamlet, acte III, scène I) :

    « Être ou n'être pas, voilà la question ! — Une âme courageuse doit-elle supporter les coups poignants de la fortune cruelle, ou s'armer contre un déluge de douleurs, et, en les combattant, y mettre un terme ? — Mourir, — dormir, — rien de plus ; et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux souffrances du cœur et aux mille douleurs léguées par la nature à notre chair mortelle, — c'est là un résultat qu'on doit appeler de tous ses vœux. Mourir, — dormir, — dormir ! Rêver peut-être, — oui, voilà le point embarrassant ; savons-nous quels rêves nous viendront dans ce sommeil de la mort, après que nous aurons rejeté loin de nous une existence agitée ? Il y a là de quoi nous faire réfléchir. C'est cette pensée-là qui rend si longue la vie du malheureux. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les outrages du monde, l'injure de l'oppresseur, les affronts de l'orgueilleux, les angoisses d'un amour dédaigné, les lenteurs de la loi, l'insolence des gouvernants et les mépris que l'ignorant inflige au mérite patient, lorsqu'il suffirait de la pointe d'un poignard pour se donner le repos ? Qui voudrait se résigner à porter en gémissant le fardeau d'une vie importune, n'était la crainte de quelque chose par delà le trépas, ce pays inconnu duquel aucun voyageur n'est revenu encore ? Voilà ce qui ébranle et trouble la volonté ; voilà ce qui nous fait supporter nos douleurs présentes plutôt que de fuir vers d'autres maux que nous ne connaissons pas. Ainsi, la conscience fait des lâches de tous tant que nous sommes ; ainsi, sur la couleur éclatante de la résolution la réflexion projette sa teinte pâle et livide, et il suffit de cette considération pour détourner le cours des entreprises les plus importantes, et leur faire perdre jusqu'au nom d'action. — Taisons-nous ! J'aperçois la belle Ophélie ! — Jeune beauté, ayez souvenir de mes péchés dans vos prières. »

    (In : SHAKSPEARE, William. Œuvres complètes de Shakspeare. Traduction nouvelle par Benjamin Laroche. Édition illustrée de gravures sur bois, gravées par Deghouy sur des dessins originaux de Félix Barrias. Paris : Librairie de l'Écho de la Sorbonne, s.d. (probablement après 1856). Tome premier : 432 p. Tome deuxième : 456 p. Tome premier, p. 42 — Hamlet, acte III, scène I).


    Voici quelques considérations, relatives notamment à ce texte, extraites d'un ouvrage de M.-J. Baudry et P. Carraud :

    « Il est fréquent que chez l'animal se distinguent dans la meute, le groupe, plus ou moins restreint, plus ou moins permanent, des individus dominants. Ces individus, s'imposent à tous par ce que nous appellerons ici leur force ; et leur hégémonie dure ce que dure leur plus grande force. En cela réside, dans son expression la plus rudimentaire, la « loi aristocratique de la nature ». Ainsi des individus, souvent, chez l'homme comme chez l'animal, s'imposent d'une façon plus ou moins absolue au sommet d'une hiérarchie plus ou moins spontanée, dont les autres membres ne se partagent éventuellement que les minces restes d'un pouvoir chichement et soupçonneusement délégué, jalousement et soupçonneusement défendu. Mais il apparaît important de bien noter que les individus dominants ne peuvent relativement aisément (généralement) dominer qu'avec la « complicité » d'individus se soumettant sans beaucoup regimber, que de très nombreux individus, ce que tout observateur attentif peut constater fréquemment dans la vie en société, dans la vie professionnelle, ce qu'il doit, volens nolens, s'efforcer d'admettre, sont doués d'une grande propension à une soumission spontanée3.

    « « […] Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir — la fronde et les flèches de la fortune outrageante, — ou bien à s'armer contre une mer de douleurs — et à l'arrêter par une révolte ? […] — Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, — l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, — […] les lenteurs de la loi, — l'insolence du pouvoir et les rebuffades — que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, — s'il pouvait en être quitte — avec un simple poinçon ? […] » 4. »

    Textes des notes de bas de pages nos 3 et 4 :

    « 3. Ce que certains auteurs au cours des âges constateront, ce sur quoi certains auteurs s'étonneront, ce sur quoi certains auteurs s'interrogeront, parmi lesquels nous pouvons mentionner Stanley Milgram, Étienne de La Boétie, Xénophon ; mais aussi William Shakespeare.
    « Cf. MILGRAM, Stanley. Soumission à l'Autorité. Paris : Calmann-Lévy, 1974. 268 p. (Liberté de l'Esprit).
    « Cf. LA BOÉTIE, Étienne de. Le Discours de la Servitude volontaire. Paris : Petite Bibliothèque Payot, 1976 (Rééd. 2002). 334 p.
    « Cf. XÉNOPHON. Traduction : TALBOT, Eugène. Œuvres complètes de Xénophon. Paris : Librairie de L. Hachette et Cie, 1867. 2 tomes. 583 p., 544 p.
    « Le texte de Xénophon nous intéressant le plus particulièrement en la matière est celui qui est intitulé dans cette traduction : « Cyropédie ou Éducation de Cyrus » (tome second, p. 191-431) ; en voici un court extrait :
    « « Mais quand nous eûmes considéré que jadis Cyrus le Perse eut sous sa domination une immense quantité d'hommes qui lui obéirent, une immense quantité de villes et une quantité de nations, nous fûmes obligé de changer d'avis et de reconnaître que ce n'est point une œuvre impossible, ni même difficile, de gouverner les hommes quand on s'y prend avec adresse. En effet nous savons que des hommes se sont empressés d'obéir à Cyrus, bien qu'éloignés de lui d'une marche d'un grand nombre de journées et même de mois, quelques-uns ne l'ayant jamais vu, et d'autres sachant qu'il ne le verraient jamais : et cependant ils voulaient être ses sujets. » (p. 192).
    « Xénophon d'Athènes (v. – 430,v. – 355) fut l'un des disciples de Socrate ; avec qui il aurait combattu comme hoplite dans l'armée athénienne à la bataille de Délium en 424 av.n.è., où Socrate lui aurait sauvé la vie. Plus tard, de retour d'Asie, il rédigera pour la défense posthume de Socrate l'« Apologie de Socrate » et les « Mémorables » (ou « Mémoires sur Socrate »). En 401 av.n.è. il rejoignit l'un de ses amis, Proxenos, en Asie, et se joignit à la troupe de mercenaires grecs au service de Cyrus-le-Jeune (N.B. : il ne s'agit pas là du Cyrus, Cyrus II-le-Grand, de la Cyropédie), fils de Darius II en lutte pour le pouvoir contre son frère Artaxerxès II Mnémon. Cyrus-le-Jeune fut défait et perdit la vie à la bataille de Cunaxa, dès 401. Artaxerxès fit assassiner les chefs des dix mille mercenaires grecs qui avaient servi son frère, qui se choisirent alors cinq généraux, et parmi eux Xénophon, pour conduire leur retraite. Xénophon nous contera l'aventure de cette retraite des Dix mille à travers l'Empire perse et jusqu'à la Mer Noire dans l'« Anabase » (ou « Expédition de Cyrus et retraire des Dix mille »). Ensuite il servit avec quelques milliers d'hommes le roi de Thrace, puis s'engagea sous les ordres du roi de Sparte Agélisas II, retourna en Asie, et combattit contre les Perses. La république d'Athènes le frappa d'une mesure d'exil et confisqua ses biens. Xénophon combattit dans les rangs spartiates contre les armées athéniennes à la bataille de Coroné (394 av.n.è.). Il se retira ensuite dans le domaine que Sparte lui avait octroyé, dans une de ses colonies, en Élide, à Scillunte (ou Scillonte). La révocation par les Athéniens de la mesure de bannissement prise à son encontre ne fut levée qu'en 369 av.n.è. Il est possible qu'il ne revint jamais à Athènes et mourut à Corinthe ; après avoir beaucoup vécu et beaucoup écrit.

    « 4. SHAKESPEARE, William. Traduction : HUGO, François-Victor. Œuvres complètes de W. ShakespeareTome 1Les deux Hamlet. Paris : Pagnerre, libraire-éditeur, 1859. 355 p.
    « Nous citons ci-dessus trois extraits (p. 238, 239) d'une célèbre tirade de Hamlet, dont voici l'intégralité :
    « « Être, ou ne pas être, c'est là la question. — Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir — la fronde et les flèches de la fortune outrageante, — ou -bien à s'armer contre une mer de douleurs — et à l'arrêter par une révolte ? Mourir… dormir, — rien de plus ; … et dire que par ce sommeil nous mettons fin — aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles — qui sont le legs de la chair : c'est à un dénoûment — qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir… dormir, — dormir ! Peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. — Car quels rêves peut-il (sic) nous venir dans ce sommeil de la mort, — quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ? — Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là — qui nous vaut la calamité d'une si longue existence. — Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, — l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, — les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, — l'insolence du pouvoir et les rebuffades — que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, — s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ? Qui voudrait porter ces fardeaux, — grogner et suer sous une vie accablante, — si la crainte de quelque chose après la mort, — de cette région inexplorée, d'où — nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, — et ne nous faisait supporter les maux que nous avons — par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ? — Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; — ainsi les couleurs natives de la résolution — blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; — ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes, — se détournent de leur cours, à cette idée, — et perdent le nom d'action… Doucement, maintenant ! — Voici la belle Ophélia… Nymphe, dans tes oraisons — souviens-toi de tous mes péchés. »
    « Il pourra sembler à certaines personnes douteux que l'extrait de la tirade, tel que nous le citons, reflète tout à fait l'esprit qui ressort de l'intégralité de la dite tirade. Certes ; mais l'esprit qui apparaît au travers de l'extrait cité n'en demeure pas moins, le jugeons-nous, grandement significatif, et transparaît en filigrane au sein de toute la tirade en question ; et tout l'art de l'auteur réside en cette façon adroite de dire tout de même (s'il pouvait en être quitte par un simple coup de poignard !), ce qu'il ne pouvait, par élémentaire prudence, se permettre de dire ; il ne pouvait se permettre d'inciter même au tyrannicide du plus abject des maîtres, tout juste pouvait-il se permettre d'évoquer le suicide comme moyen éventuel de soustraction à l'adversité, pour aussitôt récuser ce choix pour d'évidentes raisons religieuses. »

    (In : BAUDRY, Marie-Josèphe ; CARRAUD, Patrick Émile. Aux Origines de la formation des fonctions de commandement, de management – Aux Sources essentielles des structures hiérarchiques de la civilisation. Fondettes : Carraud-Baudry, 2012. 740 p. (A5 ; livre électronique, format PDF). P. 18-22).


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    Gravure (l'illustrateur ne nous est pas connu) extraite de l'ouvrage du tome 4 de l'édition complète des œuvres de Shakspeare par Charles Gosselin (traduction de B. Laroche), évoquant Le Roi Lear (acte III, scène IV).

    « LE ROI LÉAR.
    Acte III - Sc. IV »

    L'illustration de ces paragraphes,
    consacrés à W. Shakspeare, est extraite de :
    SHAKSPEARE, William.
    Œuvres complètes de Shakspeare.
    Traduction nouvelle par Benjamin Laroche.
    Paris : Librairie de Charles Gosselin, 1843.
    (Cette édition comprend 7 tomes).
    La planche hors texte de cette gravure se trouve
    entre les p. 182 et 183 du tome 4.
    La gravure évoque Le Roi Léar (acte III, scène IV).
    Il s'agit de la reproduction d'un tableau de Benjamin West
    peint en 1788, King Lear in the Storm (Le roi Lear dans la tempête).

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  • Auteur : Xxx (auteur anonyme de l'Antiquité tardive ; et… Louis Pierre Antoine Havet).
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