COLLECTION « DOMUS DRACONIS »

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Copyright © Carraud-Baudry, 2001-2016 


Sauf mentions contraires (copyright – ©) la substance du corps des textes de cette collection
relève du « domaine public », mais n'en relèvent pas nécessairement les éditions que nous en proposons, non plus que certains des textes annexes les commentant, certaines préfaces ou postfaces, par exemple
.


ESSAIS, POÈMES, SAGAS, MYTHES, LÉGENDES, HISTOIRE…


  LISTE DES AUTEURS DES TEXTES DE LA COLLECTION (DOMUS DRACONIS)


  LISTE DES TITRES DES TEXTES DE LA COLLECTION (DOMUS DRACONIS)


Une appréciation, toute subjective, concernant l'attrait de chacun des textes proposés figure dans les rubriques ci-dessous. Plus notre jugement (noté par une ou plusieurs croix) est favorable, plus le nombre de croix est important.

  • Auteur : Sœmund (ou Sæmund) Sigfuson le Sage (ou le Savant).
  • Auteur : Snorri (ou Snorre, ou Snorro) Sturluson (ou Sturleson, ou Fils de Sturla).
  • Odin trônant ; les deux corbeaux Huginn et Muninn, et les deux loups Geri et Freki.

    L'illustration de ce paragraphe (extraite de :
    DAHN, Felix ; DAHN, Therese (geb. Freiin von [née baronne de] Droste-Hülshoff).
    Walhall. Germanische Götter - und Heldensagen. Für Alt und Jung am deutschen Herd erzählt..
    [Valhalla. Dieux germaniques - et légendes. Contés aux jeunes et vieux de la famille allemande].
    Achte Auflage [huitième édition]. Kreuznach : Verlag von R. Voigtländer, 1888. 665 p. Frontispice) est constituée de la reproduction
    d'une gravure d'Eduard Ade (1835–1907) réalisée d'après un dessin de Johannes Gehrts (1855–1921)
    représentant le dieu Odin trônant, les deux corbeaux Huginn et Muninn, et les deux loups Geri et Freki.
    [Source : https://archive.org]

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  • Auteur : Xxx (anonyme). (N.B. : Heinrich von Ofterdingen [en français : Henri d'Ofterdingen], énigmatique, voire mythique ménestrel du XIIIe siècle, aurait pu selon certains commentateurs contribuer à la rédaction, ou à la compilation, être le coordonnateur du Chant des Niebelungen [Der Nibelunge Liet…]).
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    Siefrieds Tod - Mort de Siefried.

    L'illustration de ce paragraphe est extraite de :
    DAHN, Felix ; DAHN, Therese (geb. Freiin von [née baronne de] Droste-Hülshoff).
    Walhall. Germanische Götter - und Heldensagen. Für Alt und Jung am deutschen Herd erzählt..
    Achte Auflage [huitième édition]. Kreuznach : Verlag von R. Voigtländer, 1888. 665 p. P. 602.
    La légende en est : « Siefrieds Tod » (Mort de Siegfried) ;
    gravure d'Eduard Ade (1835–1907) réalisée d'après
    un dessin de Johannes Gehrts (1855–1921).
    [Source : https://archive.org]

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  • Auteur : Patrick Émile Carraud.
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  • Auteur : Henri d'Arbois de Jubainville.
  • Cuchulain in battle : Cuchulainn au combat.

    Les illustrations de ce paragraphe sont constituées de reproductions de gravures issues de plusieurs ouvrages.
    – La première nous montre Cuchulainn, encore jeune, immédiatement après qu'il eût tué le chien de Culann.
    La légende de l'illustration, de Stephen Reid, dans The Boys' Cuchulain d'Eleanor Hull (1904), est alors :
    « Cuchulain slays the hound of Culain » (Cuchulainn tue le chien de Culann).
    Cette illustration se trouve également, notamment, in :
    ROLLESTON, T. W. Myths & Legends of the Celtic Race. "Whit sixty-four full-page illustrations".
    New-York : Thomas Y. Cromwell Company Publishers (s.d.). 457 p.
    Planche entre les p. 184 et 185 : ici la légende est « The Hound of Cullan » (Le chien de Culann) ;
    le nom de l'illustrateur n'est pas renseigné et les illustrations sont en niveaux de gris dans cet ouvrage-ci,
    mais nous y paraissent toutefois de meilleure qualité.
    [Source : https://archive.org]
    – La deuxième illustration figure la reine Medb en compagnie d'un druide. Elle est également de Stephen Reid.
    On la trouve dans les deux ouvrages mentionnés ci-dessus.
    Dans Myths & Legends of the Celtic Race la planche se trouve entre les p. 204 et 205,
    la légende est ici : « Queen Maev and the Druid » (La reine Medb et le druide)
    (en anglais Medb est souvent rendu par Maeve ou Maev).
    [Source : https://archive.org]
    – La troisième illustration, d'un texte de Theodore Roosevelt, « The Ancient Irish Sagas » (Les anciennes Sagas irlandaises)
    dans le périodique, de janvier 1907, « The Century » (Le Siècle),
    est de Joseph Christian Leyendecker (1874-1951), et représente la reine Medb.
    [Source : http://www.bpib.com/illustrat/leyendec.htm]
    – La quatrième illustration, d'un texte de Theodore Roosevelt, « The Ancient Irish Sagas » (Les anciennes Sagas irlandaises)
    dans le périodique, de janvier 1907, « The Century » (Le Siècle),
    est de Joseph Christian Leyendecker (1874-1951), et représente le héros Cuchulainn au combat (« Cuchulain in Battle »).
    [Source : http://www.bpib.com/illustrat/leyendec.htm]

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  • Auteur : Théodore Hersart de La Villemarqué.
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  • Auteur : XXX.
  • Navire viking.

    Le Beowulf, épopée, légende moyenâgeuse, contant les exploits d'un héros scandinave est l'un des textes fondamentaux de la littérature anglaise, rédigé au huitième siècle (?) par un poète anonyme de Northumbrie (?).
    Ainsi se place-t-il donc au commencement de la littérature anglaise, et en constitue une pièce essentielle : la plus ancienne épopée, le plus ancien roman. Ce poème met en scène de grands personnages seulement, de nobles guerriers, de nobles dames (ou n'évoque que des artisans divins) et, qui leur sont opposés, des êtres monstrueux.
    C'est un poème narratif, de plus de trois mille versets, et rédigé, du moins sous la forme que nous lui connaissons, dès le début du huitième siècle peut-être, voire plus tôt, ou au neuvième, dans une langue purement germanique encore.
    Et ce poème, comme tous ceux écrits en Grande-Bretagne aux septième, huitième siècles, porte l'empreinte d'un paganisme foncier. Tous les éléments à connotations chrétiennes sont ici, comme dans tous les poèmes anglais de ces temps éloignés, des éléments constitués d'ajouts postérieurs à la « création » de l'œuvre originale.

    Voici des commentaires plus précis concernant le Beowulf ; il sont extraits de la Préface écrite par Léon Botkine en prélude à sa traduction du texte en question :

    « De tous les monuments de la littérature anglo-saxonne qui sont parvenus jusqu'à nous le plus curieux est sans contredit le poëme épique de Beowulf. Après être resté longtemps plongé dans un injuste oubli il a enfin pris la place honorable à laquelle sa valeur réelle non moins que son ancienneté lui donnait droit. Beowulf peut être considéré non-seulement comme le plus ancien de tous les poèmes de chevalerie mais encore comme l'une des premières manifestations littéraires de l'Europe moderne ; à ce dernier titre surtout il a droit à notre intérêt. Sans doute quand on en examine le contenu en détail on ne peut souvent s'empêcher de critiquer l'agencement de ses parties et le style ampoulé dans lequel il est écrit, mais ces défauts très réels ne sauraient faire oublier l'importance qu'a pour nous cette épave littéraire au double point de vue philologique et historique. Le tissu du poëme lui-même n'est pas à dédaigner et bien qu'on ait penché d'abord aie regarder comme entièrement fabuleux, on croit pouvoir maintenant y démêler un fonds de vérité historique (1).
    « Les recherches persévérantes des philologues ne nous permettent pas de douter que Beowulf n'ait été écrit vers le VIIe ou le VIIIe siècle et que la forme sous laquelle nous le connaissons (par un manuscrit du Xe siècle) ne soit assez différente de celle que lui avait donnée son auteur : mais en quelle mesure les remaniements et les fautes des copistes en ont-ils altéré la substance, c'est ce que personne ne peut dire. L'auteur parle souvent comme s'il avait été contemporain des événements qu'il décrit ou comme s'il en avait entendu parler par des témoins oculaires, ce qui n'est évidemment qu'une licence poétique. On ne s'expliquerait pas du reste les anachronismes qui abondent dans le poëme si l'on ne se disait que Beowulf est une œuvre foncièrement païenne et faisant partie du répertoire mythique commun à toute l'Allemagne, mais remaniée et en plus d'un point défigurée par des mains chrétiennes (et d'autres disent aussi danoises).
    « L'original du Beowulf n'a été trouvé que dans un seul manuscrit qu'on croit être du Xe siècle (1). On le trouve mentionné pour la première fois dans le Catalogus historico-criticus de Wanley qui date de 1705, mais on ne s'en est guère occupé avant 1786, époque à laquelle deux copies en furent faites, l'une d'après l'ordre du Danois Thorkelin, l'autre par Thorkelin lui-même (2). La traduction de Beowulf que ce savant avait faite dès 1805 ayant été brûlée pendant le bombardement de Copenhague par les Anglais, il en fit paraître une nouvelle en 1815 sous les auspices de M. de Bülow que, dans sa reconnaissance, il appelle son Mœcenas optime, Sharon Turner (History of the Anglo-Saœons, t III. p. 326) adresse à ses compatriotes des reproches mérités sur le peu de diligence dont ils ont fait preuve en cette occasion : «  On peut blâmer notre patriotisme, dit-il, de ce que, alors que tant de travail et tant d'argent ont été employés à imprimer aux frais du public de nombreuses reliques du passé — et parfois des reliques de fort peu d'utilité — nous ayons laissé imprimer par un étranger et dans une contrée étrangère ce curieux monument de nos ancêtres. » — L'édition de Thorkelin est à vrai dire très défectueuse, surtout si on la considère à la lumière des dernières recherches philologiques, ce qui n'empêche pas que nous devions une grande reconnaissance à l'homme qui a exhumé le précieux poème. Depuis 1815 il a paru de ombreuses éditions de Beowulf en Angleterre, en Allemagne et en Danemark (1). En outre de ces éditions qui se recommandent toutes par quelque avantage spécial il paraît de temps à autre des études critiques sur des points isolés du poëme soit dans la Germania, soit dans le Journal de philologie allemande, soit même dans une feuille imprimée en langue danoise le Tidskrift for Philologi og Paedagogik.
    Dans le but de faciliter l'intelligence du poëme je crois devoir en donner ici un résumé, en laissant de côté toutefois les faits qui ne se rapportent pas directement au héros, le Goth Beowulf.
    « […] ». (In : Beowulf. Épopée Anglo-Saxonne. Traduite en français, pour la première fois, d'après le texte original par L. Botkine. Havre : Imprimerie Lepelletier, 1877. 108 p. P. 13-15).

    N.B. : nous ne reproduisons pas supra, dans l'extrait cité, les notes de bas de page du texte original.

    Nous ne vous proposons pas de lire maintenant le résumé du Beowulf rédigé par L. Botkine qui nous semble trop long et détaillé pour figurer ici, mais d'en lire plutôt un autre, beaucoup plus court, que nous avons composé pour l'occasion :

    Le Beowulf nous conte les exploits d'hommes dignes, fiers, courageux, hardis, intrépides. Il nous conte les hauts faits de Beowulf, un Goth audacieux, il nous conte comme il fait équiper un navire et vient de Suède au Danemark porter secours au roi Hrothgar, dont la demeure, les biens, les domaines sont ravagés par un monstre de forme apparemment (plus ou moins) humaine, et que l'on nomme Grendel… Mais si Beowulf vient secourir Hrothgar, et celui-ci le rappelle au héros (qui se fait gloire, avec orgueil, d'avoir accompli maints exploits et promet de tenter d'en accomplir d'autres) ce n'est pas seulement par goût de l'aventure, pour prouver sa grande valeur, c'est aussi parce que ce valeureux héros a hérité de son père décédé une dette d'honneur à l'égard du roi des Danois.
    Lors d'un terrible combat Beowulf arrache un bras, épaule comprise, du monstrueux Grendel. Mortellement blessé Grendel parvient pourtant à s'échapper et à rejoindre une lointaine caverne marine où il s'abrite.
    La joie et le bonheur sont revenus dans la grande salle du palais de Hrothgar ; mais s'évanouissent bientôt : la monstrueuse mère de Grendel survient, assoiffée de vengeance !
    Elle enlève l'un de ces nobles Danois qui ont combattu son fils et l'ont, en définitive, tué. Beowulf la poursuit jusqu'en son refuge marin. Et après avoir triomphé du fils, il triomphe de la monstrueuse mère. Il découvre dans la caverne, qui servait de gite aux monstres, le cadavre de Grendel ; il lui tranche la tête, et la porte à Hrothgar.
    De retour en son pays, Beowulf sera un jour proclamé roi. Après un règne long et heureux, Beowulf, blanchi par l'âge, doit pourtant affronter un autre grand et effroyable danger : un dragon. Beowulf l'emporte sur cet autre monstre… Mais, peu après sa victoire, il meurt des suites de ses blessures.
    Alors les Goths érigent au roi défunt un colossal tumulus, à son sommet un bûcher funéraire ; et autour du bûcher résonnent de grandes lamentations, et des pleurs, les plus amers.

    Avant que vous ne progressiez davantage dans la lecture de cette page nous estimons utile de vous fournir quelques précisions…

    Le texte original du Beowulf est écrit en vieil-anglais (old english). En vieil-anglais le tutoiement existait. Certains traducteur du texte en anglais moderne substituent systématiquement au tutoiement originel l'espèce de vouvoiement depuis longtemps habituel en anglais, ce qui rend parfois dans certains passages du texte, l'identification du destinataire, ou des destinaires, de certaines apostrophes d'un personnage, difficile ou conjecturale. Nous donnons ci-dessous, sous forme d'un extrait d'un livre de grammaire anglaise de pertinents éclaircissements relativement au tutoiement en langue anglaise :

    Nous citons ci-après des extraits de l'ouvrage de grammaire anglaise dont les références sont : BERLAND-DELÉPINE, S. Grammaire pratique de l'anglais. Gap : Ophrys, 1990. 414 p.

    P. 31, §14-e :

    « La 2e personne du singulier ne s'emploie plus dans la langue courante (parlée ou écrite) depuis plusieurs siècles. Elle est remplacée par la 2e personne du pluriel. L'anglais n'a donc ni tutoiement, ni pluriel de politesse. L'emploi des prénoms entre amis correspond un peu à notre tutoiement.

    « La 2e personne du singulier ne subsiste qu'en poésie et dans les textes religieux, pour la plupart composés à l'époque de la Réforme, où Dieu est tutoyé.

    « Principales formes :

    thou art, thou wast

    thou hast, thou hadst

    thou dost, thou didst

    thou shalt, thou wilt

    « Pour les verbes ordinaires, le suffixe est -est, ou -st (thou playest, thou lovest).

    « Pronoms : sujet thou […], complément thee […], réfléchi thyself.

    « Possessif : adjectif thy […], pronom thine […].

    Love thy neighbour as thyself. Aime ton prochain comme toi-même.

    Our Father, wich art in heaven, hallowed be thy nameNotre père qui es aux cieux que ton nom soit sanctifié

    Thou sholt not kill. Tu ne tueras point.

    « Voir aussi 79 (2e exemple). » (Copyright © Ophrys, 1990).

    P. 56, §79 (2e exemple) :

    « Wilt thou have this woman to be thy lawful wedded wife… ?I will (formule rituelle de la cérémonie de mariage, à la 2e personne du singulier, 14). » (Copyright © Ophrys, 1990).

    À propos, toujours, du vouvoiement en anglais moderne, nous pouvons lire chez Brillat-Savarin (dans Physiologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendante) une intéressante note de bas de page : « On ne se tutoie pas en anglais ; et un charretier tout en ruant son cheval de coups de fouet, lui dit : « Go, sir ; go, sir, I say (allez, monsieur, allez, monsieur, vous dis-je). » » ; in : BRILLAT-SAVARIN, Anthelme. Physiologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendantesOuvrage théorique, historique, et à l'ordre du jour dédié aux gastronomes parisiens. Suivi de La Gastronomie par Berchoux, L'Art de dîner en ville par Colnet. Paris : Garnier Frères, libraires-éditeurs, 1870. 492 p. Note n°1, p. 383.

    Funérailles d'un chef viking.

    Par ailleurs… Certains lecteurs se poserons peut-être la question de savoir quelle est la nature du monstrueux Grendel et de sa mère, si tant est que le poème épique du Beowulf relève, par cet aspect éminemment énigmatique, aussi, de l'histoire, tout autant que de la légende.
    En effet il pourrait, il pourra venir à l'esprit que Grendel, et sa mère, étaient, peut-être, des hominoïdes reliques. Les études cryptozoologiques en Occident étant relativement moins avancée, qu'en Russie, qu'en ex-U.R.S.S. (et semblant ici, malgré quelque rares pionniers ayant tenté de s'intéresser à cette matière ardue, matière alors souvent moquée et blâmée ; mais matière semblant susciter actuellement l'engouement d'universitaires de plus en plus nombreux mais manquant cruellement en cette science, trop longtemps négligée sous nos cieux, de matière) n'ont connu ici, ne connaissent encore ici que peu d'échos.
    Pourtant il est une adaptation, romanesque, et filmographique, du Beowulf ayant exploité une hypothèse cryptozoologique. Ce roman, ce film, que nous évoquons furent titrés  « Le 13e guerrier ».
    L'inspiration du roman de Michael Crichton repose, non seulement sur le Beowulf, mais pour une large part sur une libre interprétation de la relation d'Ahmad Ibn Fadlân (secrétaire d'un ambassadeur arabe venu de Bagdad jusque sur les rives de la Volga au Xe siècle de l'ère vulgaire) des funérailles d'un chef des Rous (vikings d'origine suédoise — des Varègues) ; le personnage principal du roman, du film, se trouve être précisément cet Ibn Fadlan, un « 13e guerrier », se joignant à un groupe de 12 vikings qui combattront non pas seulement un individu autre, mais une troupe, une peuplade autre, des monstres du brouillard.

    Des éléments du roman de M. Crichton voient l'érudition le disputer à la fiction. Il convient donc de lire le texte avec un certain détachement et le lecteur très cultivé, à la mentalité de maître d'école, devra, peut-être, se montrer ou indulgent ou vigilant. L'auteur conclut sa postface (rédigée en 1992…) en apportant précisions et mises en garde :

    « […] Mais ces modes universitaires n'étaient pas prédominantes il y a vingt ans, quand j'entrepris d'écrire ce roman sous forme de monographie érudite, et elles peuvent changer de nouveau dans l'avenir — surtout si les érudits se lancent à la recherche de notes imaginaires ainsi que je l'ai fait.
    « En ces circonstances, je devrais peut-être préciser que les notes de cette postface sont authentiques. Le reste du roman, y compris l'introduction, le texte, les notes et la bibliographie, doit être considéré comme de la fiction.
    « Lors de la première publication des Mangeurs de Morts, cette version fantaisiste de Beowulf fut fraîchement accueillie par la critique, comme si j'avais profané un monument sacré. Mais les érudits spécialistes de Beowulf ont semblé prendre plaisir à sa lecture, et beaucoup ont pris la plume pour le dire.
    « M.C.
    « Décembre 1992 » (Copyright © Pocket, 1994).

    N.B. : le roman de Michael Crichton dont il est question ici (et dont le tire original est Eaters of the Dead) fut publié en France à plusieurs dates et sous plusieurs titres :
    CRICHTON, Michael. Le Royaume de Rothgar. Traduction de Lisa Rosenbaum. Paris : Mazarine, 1982. 250 p.
    CRICHTON, Michael. Le 13e guerrier. Traduction de Lisa Rosenbaum. Paris : Pocket, 1994. 157 p.
    CRICHTON, Michael. Les Mangeurs de morts. Traduction de Lisa Rosenbaum. Paris : Pocket, 2005 (…). 157 p.

    Dans le registre cryptozoologique dont nous traitons donc superficiellement, nous indiquons au lecteur curieux souhaitant en apprendre un peu plus sur ce sujet, ô combien digne d'intérêt, certaines références de textes qu'il sera susceptible de compulser, de lire avec profit, nous n'en doutons pas (la lecture des articles de M.-J. Koffmann parus dans les pages de la revue Archéologia est à privilégier tout particulièrement) :
    KOFFMANN, Marie-Jeanne. L'Almasty - Yéti du Caucase. Archéologia, juin 1991, n° 269, p. 24-43.
    KOFFMANN, Marie-Jeanne. L'Almasty du Caucase - Mode de vie d'un hominoïde. Archéologia, février 1992, n° 276, p. 52-65.
    KOFFMANN, Marie-Jeanne. Les Hominoïdes reliques dans l'Antiquité. Archéologia, décembre 1994, n° 307, p. 33-41.
    KOFFMANN, Marie-Jeanne. Les Hominoïdes reliques dans l'Antiquité (2e partie). Archéologia, janvier 1995, n° 308, p. 56-66.
    HEUVELMANS, Bernard ; PORCHNEV, Boris. L'Homme de Néanderthal est toujours vivant. Paris : Plon, 1974. 506 p.
    ROCHE, Jean. Sauvages et velus - Yéti, Sasquash, Almasty, Barmanou, Bigfoot… - Enquête sur des êtres que nous ne voulons pas voir. Chambéry : Exergue, 2000. 220 p.
    DEBENAT, Jean-Paul. Sasquatsh et le mystère des hommes sauvages - Cryptozoologie et mythologie(s) dans le Pacifique Nord-Ouest. Agnières : Le Temps Présent [JMG], 2007. 453 p. (Coll. : Champ limite).
    CAPART, André ; CAPART, Denise. L'Homme et les déluges. Bruxelles : Hayez, 1986. 338 p. (Voir plus particulièrement, relativement au sujet qui ici nous intéresse tout spécialement, le chapitre III – p. 73-129).

    Illustrations de ce paragraphe :
    — Première illustration : « Fig. 27. — Fragment de la Tapisserie de Bayeux,
    lequel représente la construction des nefs du duc Guillaume (avec la bordure). ».
    In : LACROIX, Paul. Les arts au Moyen-Âge et à l'époque de la Renaissance.
    Cinquième édition. Paris : Librairie de Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874. 548 p. P. 45.
    — Seconde illustration ; in : Harper's Young People - An Illustrated Weekly (Un illustré hebdomadaire).
    New York : Harper's & Brother. Vol. I - N° 14. Tuesday, February 3 (mardi 3 février), 1880. P. 161.
    Il s'agit de l'une des illustrations (p. 161 ; illustrateur non identifié dans la publication)
    d'un article (p. 162 ; auteur non identifié dans la publication)
    intitulé : « Ships Past and Present »
    (Navires du temps passé et du temps présent) ;
    la légende de l'illustration : « Norwegian ship of the tenth century »
    (Navire norvégien du Xe siècle) ;
    les premiers européens, des Vikings, ayant foulé le sol du Nouveau Monde,
    furent en effet des Norvégiens ; souvenons-nous toutefois que Beowulf est Suédois,
    et se rend, a priori, du Götaland au Danemark, et ce bien avant le Xe siècle.
    [Source :https://www.mirrorservice.org/sites/gutenberg.org/2/8/3/4/28344/28344-h/28344-h.htm]

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    Funérailles d'un chef viking.

    L'illustration de ce paragraphe est due à Johann Gehrts (1855-1921) ;
    la légende en est : « Wikinger-Bestattung » (Funérailles vikings)
    in : HEIMS, Paul Gerhard. Seespuk: Aberglauben, Märchen, und Schnurren in Seemannskreisen gesammelt und bearbeitet.
    Leipzig : Ferdinand Hirt & Sohn, 1888. 208 p. Planche entre les p. 172 et 173.
    [Source : https://archive.org]

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  • Auteur : Léon Botkine.
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    Navire viking bravant les profondes vagues de la mer.

    Illustration d'August Malmström.
    Illustration (vue fragmentaire), in : TEGNÉR, Isaias. Frithiofs Saga.
    Chicago : The Engberg-Holmberg Publishing Co, 1909.
    XXIV p. et 200 p. P. 74.
    [Source : https://archive.org/details/frithiofssaga00tegngoog]

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    Illustration de ce paragraphe,
    légendée « Beowulf the Goth » (Le Goth Beowulf),
    in : Beowulf, an Old English Epic –
    The Earliest Epic of the Germanic Race
    .
    Traduction de Wentworth Huyshe.
    New York : George Routledge & Sons, 1907. 216 p.
    [Source — probable — de l'illustration :
    http://www.paddletrips.net/beowulf/html/beorefs/beowulf-cover-huys-900.jpg]

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    L'illustration de ce paragraphe est de
    George T. Tobin, et se trouve légendée :
    « Queen Wealhtheow pledges Beowulf »
    (La reine Wealhtheow proposant de boire en l'honneur de Beowulf) ;
    in : RAGOZIN, Zenaïde Alexelevna. Tales of the Heroic Ages:
    Siegfried the Hero of the North, and Beowulf, the Hero of the Anglo-Saxons.
    New York : G. P. Putnam's Sons – The Knickerbocker Press, 1898. 332 p.
    Planche entre les p. 242 et 243.
    [Source : https://archive.org]

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    Manuscrit du Beowulf Cotton Vitellius A XV. Recto du folio 1.

    L'illustration de ce paragraphe consiste en une copie du recto de la p. 3 de l'ouvrage.
    Il s'agit d'une reproduction par autotypie (photographie) du recto du premier folio
    du manuscrit Cotton Vitellius A XV du British Museum,
    c'est à dire du manuscrit original du Beowulf.
    [Source : https://archive.org]

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  • Auteur : XXX.
  • Kullervo s'en va en guerre.

    Les illustrations de ce paragraphe :
    — La première illustration (reproduction en noir et blanc) se trouve, légendée
    « THE FORGING OF THE MAGIC SAMPO - From the painting by A. Gallen »
    (La forge du Sampo magique - D'après le tableau d'A. Gallen [huile sur toile, 1893 ; Akseli Gallen-Kallela]),
    in : MECHELIN, Leopold Henrik Stanislaus. Finland in the Nineteenth Century by Finnish authors -
    Illustrated by Finnish artists. Helsingfors : F. Tilgmann, 1894. 476 p. P. 373.
    [Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:MECHELIN(1894)_p373_The_Forging_of_the_Magig_SAMPO.jpg]
    — La seconde illustration se trouve légendée : « Kullervo zieht in den Krieg »
    (Kullervo s'en allant guerre) ; et figure une fresque (de 1901)
    réalisée par Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), reproduite (en noir et blanc également)
    in : OKKONEN, Onni. Die finnische Kunst. Berlin : Wilhelm Limpert Verlag, 1943.
    254 p. (45 p., et 209 p. avec illustrations en pleines pages).
    [Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:A._Gallen-Kallela_Kullervo.jpg]

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  • Auteur : Pierre Chompré.
  • Chompré. Dictionnaire abrégé de la Fable. Lettre A : première page. Vue à 25%.

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